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SOS MAMANS



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Journal de bord (suite 20)


SOS MAMANS : Journal de bord (suite No. 20)

 

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Jeudi Saint 20 mars 2008

Céline, 18 ans, vient d’accoucher : un joli petit garçon, André. Mais… à la surprise de tous, il y avait aussi un 2e bébé - un bébé mort qui vint au jour, au grand désarroi de Céline qu’on n’arrive pas à consoler. Le médecin dit fatalement : « Le 2e petit s’est malheureusement noyé dans l’eau amniotique ». Depuis quand exactement? Est-ce que le gynécologue et l’accoucheur ont bien fait leur travail ? On ne le saura jamais, et nous restons très méfiants face à ce corps médical capable d’assassiner. Un mal n’arrive jamais seul : la mère de Céline, une de nos « mères terribles » qui veut faire de l’argent avec l’avortement de sa fille en vendant l’embryon à un ‘labo de recherche’ (sic !), est arrivée furieuse, nous insultant : « C’est vous qui avez mis cette idée dans la tête de ma fille, regardez où en est aujourd’hui avec cette grossesse! «  Elle voulait tout de suite les « 3 mois après l’accouchement », au taux convenu de 300 Euro par mois, donc 900 Euro. Nous n’avions que 700 Euro pour lui donner tout de suite. Elle était furieuse : « J’irai à la police vous dénoncer, vous avez forcé ma fille ! » Céline elle-même ne nous a jamais rien reproché, mais elle est maintenant immensément triste pour ce 2e bébé dont elle ne soupçonnait même pas l’existence jusque maintenant. On voit là à quel point Céline, en dépit d’un entourage malveillant, s’est transformée en véritable petite maman aimante, depuis qu’elle a renoncé à avorter en juillet 2007. Dieu soit loué ! Et que Dieu veuille bien changer le cœur de cette terrible mère de Céline, de la redoutable génération 1968 !

Lundi 31 mars 2008

Mon Dieu, nous sommes submergés de nouveaux cas de détresse IVG. Nous fonctionnons actuellement à un rythme incroyable de 3 bébés - sauvés - par semaine. A vrai dire, nous n’avons que les rentrées régulières (de dons) pour le sauvetage de 2 bébés par semaine. Le Bon Dieu nous tient la corde, et nous l’attrapons, en prenant recours chaque fois vers nos donateurs. Il est impossible de revenir en arrière, nous ne pouvons laisser aucun bébé de côté qui se trouve sur notre chemin, il n’y a que la fuite vers l’avant : toujours sauver davantage de bébés ! Tenez, voilà cette semaine Marina, de Russie, 23 ans, prostituée à Paris, enceinte. Nous réussissons à l’arracher de ses souteneurs, à la convaincre de retourner dans sa famille (pas les parents, souvent impliqués dans la « vente » de leur fille, sachant plus ou moins de quoi il s’agissait), par nos moyens, c’est-à-dire par camion. Coût du sauvetage de ce bébé (un bébé qui ne nous connaîtra probablement jamais, sauf au ciel) : vêtements de voyage pour Marina 40 E, chauffeur 350 E, aide en espèces à Marina 150 E, carte téléphonique Russie-France 50 E, total 590 Euro. Ce n’est rien par rapport à la valeur infinie d’une vie sauvée. Dieu soit loué ! Merci aussi à tous nos donateurs intrinsèquement liés à nos actions de sauvetage ! – Passons sur les autres sauvetages pendant cette même semaine, celle de Alysée en Normandie, 18 ans, de Lola en Ile de France, 20 ans, et regardons seulement le cas de Magali, 18 ans, Paris. Nous l’avons trouvée sous une tente à la porte de Pantin. Oui UNE TENTE ! Non pas une tente « dans le vent » des médecins sans frontière ou d’un autre club mondialiste qui ne savent même pas pourquoi ils sauvent des vies, mais d’un clochard qui la lui avait prêtée ( !). Nous ne croyions pas nos yeux. Son histoire : son « copain », père du bébé, avec lequel elle vivait chez les parents de celui-ci, est mort par accident de moto. Du coup les parents qui n’avaient jamais apprécié cette « fille », l’ont mise à la porte, enceinte ou non. Elle traînait un moment de copine à copine, jusqu’à atterrir sous le périphérique porte de Pantin dans une tente … prêtée. Actuellement elle dort la nuit sur un lit de secours chez notre assistante Léa à Paris. Très correctement elle a tenu à rendre la tente au clochard qui la lui avait prêtée. Nous n’avons pas encore de solution pour elle – MAIS LE BEBE EST SAUVE ! Nous ne pouvons qu’admirer le courage héroïque de ces très jeunes mamans, même si, à un moment ou un autre, elles ont gravement « fauté ». Car la vérité est celle-ci : les services sociaux auxquels elle aurait pu s’adresser, l’enverraient tous aux « maison filles-mères ». Ce sont en vérité des services avorteurs. NOUS LE SAVONS, surtout dans les cas des jeunes comme Magali. Pour eux, il y a deux problèmes : la mère, et le bébé dans son ventre. La loi permet de liquider le 2e problème de façon extrêmement expéditive, si la maman en veut ou non : AVORTEMENT ! Vous pensez peut-être que nous voyons les choses de façon trop noire ?. Eh bien, voici un entretien téléphonique que nous avions le 28 mars avec une assistante sociale en Ile de France avec laquelle nous avions à discuter d’une jeune femme enceinte. Elle nous lance après la discussion sur le cas en question: « Mais vous êtes qui exactement, ‘SOS MAMANS’ ? » - « Eh bien, nous essayons d’aider les jeunes femmes à ne pas avorter, notamment si ce ne sont que des problèmes matériels qui, selon ce qu’elle pense, la poussent à avorter. » - L’assistance sociale : « Eh bien, nous ici on fait exactement l’envers : nous accompagnons les jeunes femmes jusqu’à l’avortement. Elles ont souvent de très bonnes raisons pour avorter ! » - Nous répondons : « Madame l’assistante sociale, avez-vous pensé une seconde au bébé ? » - Réponse lapidaire : « Ecoutez, je veux arrêter notre discussion ici. » Elle ne voulait même pas prendre nos coordonnées pour le cas d’une maman éventuelle qui lui semblerait trop peiner pour ‘devoir avorter’. Voilà les créatures auxquelles doivent se réfugier nos mamans enceintes ? Ce ne sont pas des services sociaux, ce sont des services a-sociaux, bref des tueurs et des tueuses ! Une rare assistante sociale chrétienne doit briller comme un bijou dans ce cimetière de la mort que représente l’oeuvre sociale de la République révolutionnaire française. - Seigneur, ayez pitié de votre pauvre France qui se moque de votre plus beau cadeau : LA VIE.

Mardi 8 avril 2008

Deux bonnes nouvelles, et une plutôt mauvaise. D’abord la bonne : Marina est bien arrivée chez elle en Russie lointaine. Elle nous a téléphoné, le voyage s’est bien déroulé (en dépit des nuits d’attente aux frontières), maintenant tout va bien. Elle nous remercie et nous téléphonera régulièrement jusqu’à la naissance du bébé prévu en septembre 2008. - Entre temps nous avons pu sauver Volga, également de la Russie, 22 ans, 2 mois enceinte, prostituée à Paris. Nous l’évacuons vers sa famille lointaine par notre méthode : camion, carte téléphonique, quelques vêtements, un peu d’espèces pour le voyage et pour le nouveau départ dans la vie en Russie, et c’est parti. Deo gratias ! – La mauvaise nouvelle : nous avons trouvé Magali – après une tentative de suicide aux somnifères – dans le couloir d’entrée de Léa, notre assistante à Paris. Elle était couchée par terre, mais encore consciente, une boîte de somnifères dans la main. Vite le SAMU, hôpital, pompage de l’estomac. Tout est rentré dans l’ordre, Deo gratias ! Heureusement nous l’avons trouvée à temps. Puisque nous cherchions pour elle où la loger en province, en pensant à une famille dans les Pyrénées, elle avait paniqué (elle a seulement 18 ans), pensant qu’on voulait se débarrasser d’elle, et elle s’était échappée pour quelques jours chez une copine près de Paris sans nous laisser ses coordonnées. Voilà le résultat, 4 jours plus tard. Elle s’accroche à Léa comme quelqu’un qui se noye, et ne veut plus la lâcher. Nous n’avons toujours pas de solution de logement pour Magali, elle dort de nouveau sur le lit de camping dans le studio de Léa. Comment faire ? « Prier et jeûner », dit l’Evangile…

NB : Pour une fois, nous demandons instamment nos donateurs de faire un effort spécial, nous n’avons plus grande chose en caisse, et les nouveaux « cas » affluent sans répit. S’il-vous-plaît, au nom des bébés qui veulent être sauvés, et de leurs petites mamans souvent si héroïques pour porter leur bébé dans les circonstances de la France actuelle, venez à notre secours ! Les bébés savent guérir les pires plaies, même celles de la France en 2008. Ce sont en quelque sorte des messagers de Dieu, pour nous rappeler à l’ordre divin, ou plutôt à l’amour divin. Accueillons les, en aidant – de tout cœur – leurs petites mamans !

 

Cher lecteur, chère lectrice,

vous faites partie de nos donateurs ou coopérants, et nous nous faisons une joie

de partager avec vous, par le biais des extraits de notre 'Journal de bord',

nos joies et nos peines. Ce 'Journal' devient un monument de l'espérance,

prouvant que le crime de l'avortement peut être vaincu par la charité chrétienne.

Nous sommes fiers et heureux de vous savoir de nos côtés. Restez y, s'il-vous-plaît!

Vous faites véritablement partie de l'équipe de SOS MAMANS, merci, et en avant!

SOS MAMANS (UNEC), BP 70114, 95210 Saint-Gratien, T/F 0134120268,

courriel: sosmamans@wanadoo.fr - site Internet: www.radio-silence.tv (rubrique SOS MAMANS)



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